Campagne de récolement à l'Ilot Saint-Dominique – juillet 2026

Récolement de l'îlot Saint-Dominique : Hôtel de Brienne, Hôtel de Bourbon-Busset

L’opération réunissait plusieurs acteurs chargés de la gestion et du suivi des œuvres, parmi lesquels le Service du commissariat des armées, la délégation au patrimoine de la Marine, le musée national de la Marine et le Centre national des arts plastiques. Des biens relevant d’autres institutions, notamment des musées d’Orsay et de Fontainebleau, figuraient également dans le périmètre de la campagne. La diversité de leurs origines impose une préparation étroite entre les déposants, les services qui accueillent les œuvres et les équipes chargées d’organiser leur accès. Telle fut la première mission confiée au pôle Collections dans son rôle de centralisateur des campagnes de récolement.

Récoler l'ilot Saint-Dominique, regroupant les hôtels de Brienne et de Bourbon-Busset, représente un véritable défi logistique. En effet, l’étendue des bâtiments, la succession des salons, bureaux, couloirs et espaces de service obligent les agents à parcourir méthodiquement les lieux pour retrouver chaque œuvre. Certaines sont exposées dans des espaces immédiatement accessibles, tandis que d’autres se trouvent dans des zones soumises à des règles de circulation plus strictes. Dans tous les cas, un récolement est très exigeant physiquement puisqu’il consiste à visiter un lieu de la cave au grenier.

Siège d’une administration sensible, l’hôtel comprend en effet des secteurs sécurisés, dont certains sont soumis aux exigences du secret de la défense nationale. L’accès aux œuvres doit alors être anticipé, encadré et coordonné avec les services occupants. Face à chaque bien, le travail reste pourtant le même. Il faut confirmer sa présence, vérifier son emplacement, retrouver son numéro, observer son état général et actualiser sa documentation photographique. Dans un bâtiment aussi vaste, cette vérification permet aussi de repérer les œuvres qui ont pu changer de pièce au fil des réaménagements ou des changements d’occupants. Un déplacement de quelques mètres, lorsqu’il n’est pas signalé, suffit à rompre le suivi documentaire d’un tableau ou d’un objet.

À Brienne, personnels civils et militaire travaillaient côte à côte, comme c’est le cas au quotidien pour la DMCA. La connaissance des œuvres s’est mêlée à celle du site, de ses usages et de ses contraintes. Une coopération très concrète, au service d’un même patrimoine à conserver et à transmettre !

Rédacteur : Julien DUBOIS, Assistant des chefs de pôle Collections et Mécénat (DMCA-juillet 2026)

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